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3 comments

  • collette - Monday 31 December 2007 14:12
    Photo Michel Provost; Scan Jean Collette.
    Marcel TRAVERT, marais de Pénème (Saint-Côme-du-Mont/50), mars 1960
    M. TRAVERT fit partie de la première équipe de bagueurs de la Manche. J'avais eu la chance de le rencontrer chez lui à Carentan lors d'un retour de camp de baguage à Gatteville en compagnie de Mlle Lecourtois. Une image m'était restée en mémoire, celle d'une sorte de filet "en raquette" et j'ai dû raconter plusieurs fois une sornette, à savoir que cet appareil artisanal servait à capturer des étourneaux dans la roselière de Carentan. Renseignements pris auprès de son gendre, Michel Provost, il faut distinguer les captures au filet dans la roselière et les captures à la matole dans le jardin!
    Michel Provost m'a proposé cette photo de son beau-père "posant" en chasseur. Je l'ai acceptée pour rappeler d'où vient le GONm, d'abord Groupe ornithologique régional, et encore avant groupe de bagueurs de Normandie. Certains de ces ornithologues étaient des chasseurs, et nos plus anciens adhérents pouvaient être chasseurs sans que nous trouvions cela paradoxal. Il faut se souvenir que Wetland International fut d'abord le BIRS (Bureau internatonal de recherche sur la sauvagine), "sauvagine" étant le nom générique du gibier d'eau, avant de passer par BIROE, "oiseaux d'eau" traduisant mieux dans les années 1980 la sensibilité de la plupart des ornithologues compteurs.
    Malgré cet état de fait, les responsables du baguage puis du GONm furent très vite en opposition avec les débordements des chasseurs au gibier d'eau (en particulier en période de grand froid) et la chasse de nuit. Je me souviens d'un accrochage verbal assez violent entre Bernard Braillon et des gabionneurs en baie des Veys un 15 (environ) janvier 1970: comptage BIRS. Il faut dire que nous passions à pied en groupe au ras de la mare assez tôt le matin... Il en fallait plus pour émouvoir BBr sous son béret basque!
    Jean Collette
  • collette - Monday 31 December 2007 14:25
    Texte Michel Provost (courrier du 27 décembre 2007); transcription J. Collette
    "Marcel TRAVERT, à "la passée" (bien que la position stratégique ne soit pas idéale- mais c'était pour la photo...), après une nuit passée ensemble au gabion. Nuit plus occupée par les jumelles que par le fusil, tendance qui s'amplififia jusqu'à la fin de ses jours.
    Il n'a jamais renoncé à rapporter une ou deux sarcelles (rôties au four avec quelques petites pommes de terre autour, c'est quand même bon, non?) mais a passé de plus en plus de son temps libre à observer, identifier (le "Peterson" en poche) et baguer. Quels souvenirs que ces séances de capture dans le jardin, à la trappe ou au filet! Quelle émotion de tenir dans sa main verdiers et pinsons habituellement quand même un peu distants. Et ces petites garces de mésanges, si difficiles à détacher du filet et qui vous remercient de vigoureux coups de bec...
    La spécialité du "Père Travert" a longtemps été l'étourneau, avec une technique et un rituel rigoureux, à la tombée de la nuit, dans les vastes roselières bordant le chenal de Carentan à la mer. Cent-cinquante bagues en une soirée, c'est le record! La garnde fierté: un étourneau repris à Riga (Lettonie)!
    Voilà quelques souvenirs. C'est à lui que je dois l'essentiel des quelques connaissances que je peux avoir en ornithologie.
    Michel PROVOST, qui fut son gendre."
  • collette - Wednesday 6 February 2008 15:59
    Résumé d'une conversation téléphonique avec Mme Réjane TRAVERT, fille de Marcel TRAVERT (6 février 2008).
    Mme R. Travert a participé avec son père à des captures d'étourneaux dans la roselière de Carentan, confirmant l'usage d'un filet portatif, sorte de raquette géante à deux montants. Il fallait au moins deux porteurs positionnant le filet au-dessus des roseaux, et des rabatteurs poussant les étourneaux vers le filet. Les oiseaux étaient ensuite démaillés et transportés dans des boites jusqu'au domicile de Carentan où ils étaeint bagués pour être relâchés le lendemain matin.
    Il est probable que ces séances de captures avaient lieu en été, Mme Travert ne se souvient pas d'un milieu humide (pas de bottes).
    On retrouve trace de Marcel Travert (MTr) dans le bilan des 13 bagueurs de 1968 ayant été actifs en Basse-Normandie : avec 1206 bagues posées sur les 6287, il est le plus actif des bagueurs de l'année. Il bague aussi sur les colonies d'hirondelles de rivage de Ravenoville et Sainte-Marie-du-Mont.
    Anon. (1969)- Compte-rendu d'activité du Centre Régional de Baguage de Caen pour 1968. Le Cormoran: 1:28-39.
    Jean Collette