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  • collette - Samedi 17 Mai 2008 08:10
    La saga des prés de l'hôpital, épisode 3.
    Article publié par Ouest-France, date inconnue (début 1992); Scan J. Collette
    Il commence à être question "d'intérêt écologique", d'études hydrologiques... La DRAE met les formes mais tient bon! Entre temps, les données de l'étude ornithologiques sont publiées par le GONm et vont servir d'outil de discussion.
    Jean Collette
  • collette - Samedi 17 Mai 2008 08:03
    La saga des prés de l'hôpital, épisode 2, document 2.
    Dessin humoristique (extrait de la Manche Libre, date inconnue); Scan J. Collette
    Fin 1991, le bras de fer entre la DRAE et le maire d'Avranches prend des allures de défi public. Le maire se retranche derrière le vote du POS par les élus qui ont décidé de faire de Moncréton une zone d'activité; la DRAE applique le principe de précaution (le teme n'existe pas encore!): très peu d'études ont envisagé les conséquences possibles du remblaiement de Moncréton... Le coup de balai du dessinateur traduit bien en quelle estime le maire André tient la DRAE et ses avis techniques.
    Jean Collette
  • collette - Samedi 17 Mai 2008 07:58
    La saga des prés de l'hôpital, épisode 2; document 1.
    Article extrait de la Manche Libre du 8 septembre 1991; scan J. Collette
    Il est question de "Moncréton", nom de l'ancienne ferme siuée immédiatement en aval des prés de l'hôpital, dans le lit majeur de la Sée rive gauche. La municipalité développe un projet de zone artisanale et commerciale, qui nécessitera d'abord un gros travail de remblaiement. On appréciera l'appellation de "terrain vague" dans le texte.
    La DRAE (qui deviendra la DIREN un peu après) s'oppose au projet tel qu'il est monté.
    Le député-maire d'Avranches, René André, est cité: "... il est temps que l'on fasse confiance aux élus qui ne sont ni des barbares ni des anti-écologistes"...
    Jean Collette
  • collette - Vendredi 16 Mai 2008 15:08
    Pour mieux comprendre la chronologie des faits et documents, se référer à la dénomination des documents tous appelés "19910213-50-Avranches-pres-1", puis"...Avranches-pres-2", 3, etc. et non à leur ordre d'apparition sur le tableau général.
  • collette - Jeudi 15 Mai 2008 10:26
    Scan d'une page du rapport sur l'avifaune : la saga des prés de l'hôpital, épisode 1, document 2.
    Au cours des 34 sorties étalées sur 10 mois, 76 espèces sont rencontrées, dont 46 nicheuses localement. L'exemple choisi illustre la cohabitation de deux habitats, les prairies humides et les buissons de la rive. Parmi les non nicheurs notés au passage, le pipit rousseline, le bruant des neiges, l'oie cendrée, le moineau friquet...
    Extrait de la conclusion (vu les pressions extérieures): "Entre les projets de zone artisanale, la nationale et ses automobilistes pressés, les besoins de plan d'eau des kayakistes à pied sec sur la Sée en été, la grogne des habitants "pieds dans l'eau" l'hiver, les oiseaux des prés de l'hôpital doivent se faire entendre au nom de tout l'écosystème. Les ornithologues auront accompagné la réflexion en montrant tout l'intérêt du site".
    Ce qui signifie qu'en plus de l'énorme remblai portant la "4 voies" déjà en place (maintenant RN175-A84), des projets de ZA sur remblai de la zone inondable, de lutte contre les inondations (en rectifiant les méandres), de création d'un plan d'eau navigable assombrissent l'avenir des prés...
    Jean Collette
  • collette - Mardi 13 Mai 2008 21:13
    Couverture du bilan publié par le GONm; Scan J. Collette
    La saga des prés de l'hôpital (ou le récit d'un marché de dupes) : épisode 1.
    "Les prés de l'hôpital", localisés dans le lit majeur de la Sée, font partie de la ferme qui appartient à l'hôpital d'Avranches.
    En 1991, à l'initiative du GONm, l'avifaune nicheuse d'un échantillon de 38 hectares est recensée par la méthode des quadrats, de mars à juillet. Les visites sont poursuivies jusqu'au 12 décembre, 14 relevés supplémentaires s'ajoutant aux 20 visites du quadrat. Les résultats sont publiés en janvier suivant.
    Collette J. (1992) - L'avifaune des prés de l'hôpital d'Avranches, Basse vallée de la Sée (Manche). GONm, 18 p.
  • collette - Mardi 1 Avril 2008 10:53
    Photo J. Collette, Corneville/27, le 21 avril 2005: Bernard Lenormand devant un des remarquables têtards d'aulne de la réserve de Corneville.
    Il ne faudrait pas réduire l'activité ornithologique de Bernard à la réserve: il a sans doute été un des plus ardents défenseurs du réseau des refuges du GONm. Correspondant de plus de 20 refuges puisés dans le vivier de ses nombreuses relations, tous visités régulièrement 2 fois par an, il a montré qu'on pouvait faire découvrir à des amis les oiseaux qui les entourent au quotidien. Il y avait là matière à rassembler de nombreux sympathisants au sein du GONm. Nous étions trop peu nombreux à le croire vraiment semble-t-il.
    Bernard est le "conservateur délégué" de la réserve de Corneville dès sa création en juillet 1997, le conservateur étant Alain Delalande. A partir de 2004, il devient conservateur en titre. A partir de la mise en place de la réserve (et même avant la signature), il visite le site chaque semaine, 2 heures de relevés qui font l'objet d'une synthèse toutes les 100 sorties. En décembre 2006 a donc été publiée la "5e enquête" comme il intitule ses rapports, soit 10 ans de suivis. Chacun est agrémenté d'une couverture artistiquement illustrée par sa femme Anne Guilbert-Lenormand, et j'ajouterai que sa fille Camille fut la première stagiaire sur site (3e année ENS Rennes) en juillet 97, et qu'il a entraîné dans son sillage un jeune adhérent, Adrien Simon, qui participe aux inventaires (botanique et Odonates par exemple). Preuves de son engagement et de son pouvoir d'entraînement des autres!
    Depuis le don de Monsieur HOMO en 1997, propriétaire du site, il a fallu organiser la réhabilitation du site: clôture, pâturage, travaux hydrauliques, ... Le pâturage fut d'abord confié à une douzaine de chevaux (mars 1999 à juin 2002) puis à une douzaine de vaches jersiaises appartenant à un jeune agriculteur bio. Ces quelques mots disent peu de l'investissement bénévole que tout cela représente.
    Jean Collette
  • collette - Mercredi 26 Mars 2008 14:42
    Cahier de notes, 17 juin 1971; scan J. Collette.
    (erreur de date sur dia G. Moreau nommée du 16 juin?)
    voir 19710616-14-Caen-verderolle-Moreau.jpg
    G. Moreau sait repérer les imperceptibles mouvements des oiseaux dans la végétation et il connaît les préférences de localisation des sites de nid, par exemple à la limite de massifs végétaux.
    L'après-midi, nous sommes allés chercher le nid du râle de genêts dans la vallée de la Touques après Saint-Samson/14, sans succès. Le chanteur à 2 reprises s'envole dans notre dos : nous sommes passés près de lui sans qu'il se manifeste!
    Jean Collette
  • collette - Mercredi 26 Mars 2008 14:29
    Cahier de notes, 5 juin 1971; scan J. Collette.
    Recherche de territoires de rousserolles verderolles le long de l'Orne, dans les terrains vagues et humides enre Orne, routes, voie ferrée et viaduc.
    Ces sites seront ensuite prospectés en compagnie de G. Moreau et B Braillon (voir 19710616-14-Caen-verderolle-Moreau.jpg).
    Je ne sais pas si ces espaces sont toujours aussi "sauvages" et riches en passereaux 37 ans plus tard. Ils sont en tout cas un bon exemple de la notion de friche herbacée sur "délaissé" fluvial, routier et ferroviaire.
    Jean Collette
  • collette - Mardi 25 Mars 2008 14:08
    Photo B. Braillon, collection G. Moreau, scan J. Collette.
    Gaston Moreau (à droite) et Jean Collette (à gauche) à la recherche des nids de rousserolle verderolle, Colombelles, le long de l'Orne, le 17 juin 1971.
    B. Braillon m'avait fait découvrir la rousserolle verderolle dans le marais de Ver-sur-Mer/14 le 31 mai précédent, ce qui m'avait permis de reconnaître et trouver le nid de cette espèce au marais de Chicheboville/14 le 8 juin. En vue de la venue de G. Moreau à Caen, j'avais ensuite fait du repérage de chanteurs le long de l'Orne.
    Le 17 juin, Gaston Moreau a découvert 4 nids (2 à 5 oeufs, 1 à 4 et 1 à 3).
    Dans sa diapothèque, G. Moreau a nommé cette vue " biotope": la végétation est bien caractéristique de l'habitat de cette fauvette: pas de phragmitaie pure, des orties, des reines des prés, de l'eupatoire chanvrine...
    Mis à part les mâles chanteurs, l'espèce est très silencieuse. Le repérage se fait à distance à partir des légers tremblements des végétaux quand l'oiseau se déplace de tige en tige. Gaston Moreau excellait dans cet art de la détection!
    B. Braillon a publié une mise au point sur cette espèce qu'il connaissait bien quand il est arrivé en Normandie:
    BRAILLON B. (1963) - Etude sur la Rousserolle verderolle (Acrocepahalus palustris) dans le Calvados. Ois. de Fr., 13 : 54-56.
    Jean Collette